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Biographie | |
Biographie |
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Pierre Bourgeade a développé une œuvre polymorphe largement placée sous l'héritage de Sade et de Georges Bataille. Auteur scandaleux des années 1960, il a exploré, au fil d'un style alerte et efficace, presque blanc, ses thèmes de prédilection : l'Histoire, les grands destins, le sexe et l'érotisme, la solitude, l'impossibilité de se connaître soi-même... Ami de Man Ray et de Pierre Molinier, Pierre Bourgeade a également photographié du nu, en noir et blanc. Prolixe auteur de romans noirs, il a notamment été récompensé du Grand Prix Paul-Féval de littérature populaire par la Société des gens de lettres (SGDL) en 1998 pour Pitbull. Crédit photogr. : Jacques Sassier.
Récompenses Le prix spécial du jury Sade a été attribué à Pierre Bourgeade, pour son ouvrage posthume : Éloge des fétichistes (Tristram), et "en hommage à celui qui fut notre ami mais aussi membre fondateur et fidèle juré du Prix Sade, décédé le 12 mars 2009". Éditeurs Revues, journaux, magazines
SA VIE ET SON ŒUVRE
1- Premiers essais romanesques
Il suit sa scolarité aux collèges Moncade à Orthez et Saint-Louis-de-Gonzague à Bayonne (occupé par les Allemands). En 1945, il s’inscrit à la Faculté de droit et à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, puis à l’Institut d’études juridiques de Pau. Il obtient une licence en droit en 1950 et est certifié apte à la profession d’avocat. À cette époque, il anime à Bordeaux l’une des rares cellules du RDR, le Rassemblement Démocratique Révolutionnaire fugitivement créé par David Rousset et Jean-Paul Sartre. Il se marie en 1952. Pendant deux ans – de 1952 à 1954 –, il travaille comme avocat‑stagiaire à la Cour d’appel de Bordeaux. Lorsqu’on le charge, avec d’autres confrères, de défendre les Allemands de la division Das Reich et les Français enrôlés de force dans l’armée allemande qui ont incendiés Oradour, il ne veut pas « entrer dans cette histoire » et donne sa démission. En 1954, il entre dans l’Administration comme Directeur de cabinet du préfet de l’Oise. Il sera détaché auprès du Premier ministre. À partir de 1959 et jusqu’en 1962, il occupe la fonction de chargé de mission à l’état‑major de la Défense nationale, pour ensuite passer secrétaire général adjoint du Haut comité de la jeunesse. Il entre au service de Maurice Herzog dont il devient l’assistant au secrétariat à la Jeunesse et aux Sports jusqu’en 1974. En 1966, âgé de trente-neuf ans, il hasarde à proposer à Maurice Nadeau un article pour La Quinzaine littéraire qui l’accepte.Il interrogera de nombreux auteurs pour la revue : Jean Genet, François Mauriac, André Pieyre de Mandiargues, J.-M. G. Le Clézio, Eugène Ionesco, Raymond Queneau, Margueritte Duras… Pierre Bourgeade n’hésite pas à parler de « seconde naissance, littéraire cette fois », lorsqu’il est repéré par Georges Lambrichs, directeur de la collection « Le Chemin » (Gallimard) où se cherche une avant-garde, pour son manuscrit Les Immortelles, un recueil de nouvelles refusé jusqu’alors par nombre d’éditeurs. Une vingtaine de femmes s’y encadrent dans leur pratique de l’amour et leurs fantasmes. Autour d’elles rôdent la folie, la mort comme chez Georges Bataille, mais aussi la farce. Pierre Bourgeade retrouve l’humour noir des surréalistes. 2- 1966 : une « seconde naissance, littéraire cette fois » Ce livre où le fantastique et l’érotisme font un mélange nouveau et percutant remporte le prix Hermès‑ESCP et lui ouvre les portes de la NRF. En 1967, Pierre Bourgeade fait la connaissance de l’artiste bordelais Pierre Molinier, lequel manifeste un intérêt pour ses écrits. Il transpose au théâtre Les Immortelles qui sera joué au Studio des Champs-Élysées,dans une mise en scène de Pierre‑Étienne Heymann, avec Rita Renoir. L’année d’après, Pierre Bourgeade séjourne aux États‑Unis et à Prague et publie un récit personnel, La Rose rose (Gallimard, coll. « Le Chemin »), sorte de chronique parallèle des événements qui se déroulent dans le monde entre 1936 et 1945 et une accusation d’un monde vu par les yeux d’un enfant. Le livre est tout entier écrit au passé simple, à la troisième personne du pluriel. Il écrit également le scénario et les dialogues du Corps de Diane, film de Jean‑Louis Richard d’après le roman de François Nourissier.
En 1971, sort au Terrain Vague dirigé par Éric Losfeld Violoncelle qui résiste, recueil des "entretiens‑mystère" que Pierre Bourgeade a publiés dans La Quinzaine littéraire. Pierre Bourgeade crée une polémique avec la revue Tel Quel, la présentant comme une « entreprise de limiter la littérature à ses propres frontières. » 3- Désenchantements politiques En 1972, il publie chez Pierre Belfond un livre d’entretien avec Man Ray : Bonsoir, Man Ray. Avec Henri Maccheroni, il publie A noir corset velu, un livre de photographies. Cette même année, il réagit contre le Président Pompidou qui décide de gracier Paul Touvier par contumace avant même qu’il ait été jugé. Pierre Bourgeade écrit alors pour le quotidien Combat dix‑neuf articles d’une virulence incroyable, afin d’obliger Pompidou à s’expliquer sur son geste. Il sera poursuivi en justice pour outrage au chef de l’État. 1973 est une année très productive pour Pierre Bourgeade : il publie deux pièces de théâtre, Orden et Deutsches Requiem, chez Gallimard (coll. « Le Manteau d’Arlequin »), un roman L’Aurore boréale (Gallimard, coll. « Le Chemin »), monte sa pièce Deutsches Requiem au Théâtre Daniel-Sorano à Vincennes, dans une mise en scène de Daniel Benoin ; et une autre pièce, L’Obscur, au Théâtre Le Lucernaire, dans une mise en scène de Christian Le Guillochet. Pierre Bourgeade dirige, d’octobre 1973 à avril 1974, les cinq derniers numéros de la revue L’Humidité, une revue d’art créée en 1970 par Jean-Louis Bory axée sur le langage, le corps et l’objet. Pierre Bourgeade quitte l’Administration en 1974 et choisit de se consacrer à plein temps à l’écriture. En juillet 1975, sa nouvelle pièce, Fragments pour Guevara, est créée à Villeneuve‑lez‑Avignon, dans une mise en scène de Michael Lonsdale. En décembre, il entameune nouvelle série d'"entretiens secrets" pour La Quinzaine littéraire avec des comédiens, metteurs en scènes et cinéastes. Ces interviews portent sur la sexualité, les rêves et les fantasmes des personnes interrogées. Pierre Bourgeade fait preuve de discernement en interrogeant le tout jeune Coluche. Les lecteurs qui découvraient l’identité de la personne gagnaient un abonnement à la revue. En janvier 1976, Pierre Bourgeade crée Étoiles rouges, au Petit-Odéon à Paris, dans une mise en scène de Daniel Benoin. Dans cette pièce, deux étudiantes se sont données pour modèles Rosa Luxemburg et Marylin Monroe et finissent par mourir comme leurs idoles. En mars de la même année, Dora, comédie à propos du texte de Freud sur la psychanalyse de Dora, est créée au Théâtre Paris‑Nord, dans une mise en scène de Jaromir Knittl. Il fait représenter une autre pièce, L’Aurore boréale, au Bio‑Théâtre Opéra, dans une mise en scène de Hervé Alexandre. Tirée de son roman, la pièce constitue une mise en jeu par une seule comédienne. En septembre, une nouvelle pièce, Palazzo Mentale, est jouée auCentre dramatique national des Alpes, dans une mise en scène de Georges Lavaudant. La pièce remporte le Prix du Syndicat de la Critique dramatique. Pierre Bourgeade signe également une bande dessinée avec Jean-Pierre Vergier : Havkazarian follies ou les aventures de Miss Capsula Popo (Ed. Kesselring). Étoiles rouges se voit publiée dans le numéro de février 1977 de la revue L’Avant‑scène Théâtre. En octobre paraît L’Armoire (Gallimard, coll. « La Blanche »), un fable politique ingénieuse et universelle sur un homme habitant Berlin-Est qui veut franchir le mur, sans se résigner à abandonner son unique bien : une armoire familiale. La même année, il collabore au numéro spécial de la revue Obliques (Éd. Borderie) sur Sade, avec un poème Hanthologie pour Henri Maccheroni. En 1978, il fait paraître Une ville grise (Gallimard, coll. « Le Chemin »),un roman qui remporte le Prix Max Barthou de l’Académie française. Son roman suivant, Le Camp (Gallimard, coll. « Le Chemin », 1979) raconte l’histoire d’un homme qui veut délivrer les détenus d’un camp de concentration situé près de son village et qui, pour cela, finit lui-même par construire un camp. En janvier 1980, Pierre Bourgeade crée Le Procès de Charles Baudelaire, à la Maison de la Culture d’Amiens, dans une mise en scène de Dominique Quéhec. L’éditeur Jacques-Marie Laffont choisit de publier un volume réunissant trois de ses pièces sous l’intitulé Théâtre (coll. « Le Rideau bleu »). La même année, Pierre Bourgeade crée Juin 40, une comédie sur l’entrée des Allemands à Paris en juin 1940, au Lucernaire-Forum dans une mise en scène de Georges Vitaly. Et il publie Le Pays que je veux (Cercle d’art). En 1981, Pierre Bourgeade publie deux romans : Le Football, c’est la guerre poursuivie par d’autres moyens (Gallimard) et Le Lac d’Orta (Belfond). En 1982, il adapte Antigone de Sophocle pour Jean-Louis Barrault. Sa pièce, Antigone, toujours, sera jouée au Théâtre du Rond‑Point. Il adapte également au théâtre Ma mère de Georges Bataille, pièce qui sera jouée au Théâtre National de Marseille, dans une mise en scène de Maurice Attias. En novembre, sa pièce L’Armoire connaît une télédiffusion, dans le cadre de l’émission « Le Petit Théâtre d’Antenne 2 » (réalisation de Paul Planchon). En 1983, Pierre Bourgeade publie Les Serpents (Gallimard, coll. « Le Chemin »). Pour ce roman sur la guerre d’Algérie récompensé par le Prix Mottard de l’Académie française, le Prix Goncourt lui échappe d’une voix. Frédérick Tristan en sera l’heureux récipiendaire, avec Les Égarés (Balland).Au Festival de Vaison‑la‑Romaine, Michael Lonsdale met en scène et interprète la nouvelle pièce de théâtre de Pierre Bourgeade : Quid Pro Quo, un opéra pour un homme seul. 4- Pierre Bourgeade chemine dans « L’Infini » En 1984, Pierre Bourgeade publie chez Denoël, dans la collection « L’Infini » dirigée par Philippe Sollers, La Fin du monde, rêverie d’une Apocalypse causée par la disparition des femmes et satire de la commercialisation du sexe. Il publie également Ultimum moriens, un recueil de poèmes aux Éditions Dominique Bedou. Il compose une pièce, Le Passeport, où un femme se heurte à un système administratif opressant. Celle-ci est créée au Théâtre de l’Athénée‑Louis Jouvet, dans une mise en scène de Bruno Carlucci. Avec La Porte, elle se voit traduite et publiée aux États-Unis (Ubu). Pour la rentrée littéraire de 1985, Pierre Bourgeade fait paraître Mémoires de Judas, roman (Gallimard, coll. « Le Chemin »). Il adapte pour la scène deux œuvres : Les Oiseaux, d’après Aristophane, au Théâtre du Rond‑Point, dans une mise en scène de Jean‑Louis Barrault. Et 28 jours de la vie d'une femme avec la mort, d’après Georges Bataille, au Théâtre Marie‑Stuart, dans une mise en scène de Maurice Attias. Pour ce même metteur en scène et théâtre, il compose deux pièces brèves : La Porte et La Crise. 1986 marque le cinquantième anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Front Populaire. À cette occasion, Pierre Bourgeade s’associe au réalisateur Jacques Rutman pour écrire le scénario et les dialogues d’un téléfilm diffusé sur TF1 : Léon Blum, à l’échelle humaine. Les auteurs éclairent, dans ce documentaire-fiction, la figure dominante mais peu connue du premier socialiste à devenir Président du Conseil le 6 juin 1936. La même année, Pierre Bourgeade sort un roman d’espionnage, La Rondelle (Mercure de France, coll. « Crime parfait ») et accomplit un voyage en Grèce. En 1987, Pierre Bourgeade publie Sade, Sainte Thérèse, un roman réunissant dans les flammes de l’enfer Thérèse d’Avila et le marquis de Sade (Gallimard, coll. « La Blanche »). Palazzo Mentale devient un film grâce à Georges Lavaudant. En 1988, Pierre Bourgeade monte directement en anglais une pièce, The Eagle and the Serpent (Nietzsche et Lou Salomé) au théâtre Offstage‑Downstairs de Londres, dans une mise en scène de Anna Korwin. Il livre une version pour le théâtre de son roman Le Camp, pièce qui est rapidement créée au Théâtre 14, dans une mise en scène de Dominique Quéhec. Avec la photographe Claude Alexandre, il réalise L’Ordre des ténèbres, un album sur le sado-masochisme, publié aux éditions Denoël. En septembre 1989, il fait paraître L’Empire des livres, roman (Gallimard, coll. « La Blanche »). Il entame une collaboration avec Le Figaro Magazine : il est chargé d’une chronique hebdomadaire sur la langue française. En 1990, il publie une nouvelle Éros mécanique, aux Éditions Olivier Techner et signe le scénario et les dialogues de Quartier nègre, un téléfilm de Pierre Koralnik d’après le roman de Georges Simenon. Ce film remporte le Prix du public et de la photographie à Monte‑Carlo. En 1991, l’éditeur Pierre Belfond décide de réunir et de publier en un volume les chroniques de Pierre Bourgeade écrites pour Le Figaro Magazine, sous le titre : Chroniques du français quotidien. La même année, Pierre Bourgeade réalise son premier court métrage, La Table d’Émeraude, histoire d’un libraire qui initie une cliente au plaisir de la lecture, avec dans le rôle du libraire le comédien Michael Lonsdale. En 1992, Pierre Bourgeade participe à un ouvrage collectif sur la ville de Blanc‑Mesnil. En 1993, Jean-Jacques Pauvert publie La Nature du roman, un roman au Terrain vague. Pierre Bourgeade anime Le Journal de l'interdit, une publication dirigée par Sacha Kleinberg qui ne connaîtra que deux numéros. Le Passeport est repris en 1995 au Théâtre 14 (Paris) sous le titre L’Autorisation. La pièce bénéficie d’une publication dans la revue L’Avant‑scène théâtre. En juillet de la même année, se tient l’unique représentation d’un mélodrame fantastique, Teresa-Sade inspiré du roman de Pierre Bourgeade Sade, Sainte Thérèse au château de Lacoste, dans le Lubéron. En octobre, Philippe Sollers édite Éros mécanique, un recueil de nouvelles (Gallimard, coll. « L’Infini »). En 1996, Pierre Bourgeade compose Crânes, sept sonnets accompagnant des gravures originales de Henri Maccheroni (la Manière noire). En 1997, il publie Cybersex, un recueil de nouvelles aux Éditions Blanche. Et un ouvrage sur Pierre Molinier : Le Mystère Molinier.
5- Le noir lui va si bien En janvier 1998, il investit la collection « Série noire » avec Pitbull. Ce premier essai se voit récompensé par le Grand Prix Paul-Féval de Littérature populaire de la Société des Gens de Lettres. Il publie en septembre Les Âmes juives (Tristram), roman qui fait partie de la sélection du Prix Renaudot. En octobre, il fait paraître L’Argent, un recueil de nouvelles érotiques (Gallimard, coll. « L’Infini »). En 1999, il livre deux romans : Téléphone rose (Gallimard, coll. « Série noire ») et Warum (Tristram), réédition revue et corrigée de La Nature du roman paru en 1993. Il collabore à un livre d’artiste, avec Peter Klasen : Le Musée de chair (Maeght). Sa pièce de théâtre Des saisons en Enfer – un mélodrame lyrique sur l’amour fou entre Rimbaud et Verlaine – est mise en scène par Daniel Mesguich sur une musique de Marius Constant, et créée au Printemps des arts de Monaco. Une autre de ses pièces, Berlin 9 novembre est diffusée sur France Culture puis jouée au Berliner Ensemble, à l’occasion du Xe anniversaire de la chute du mur de Berlin. En janvier 2000, Pierre Bourgeade fait paraître, en collaboration avec Marie L., un recueil de nouvelles L’Autre face : portrait de la face cachée de Paris (Arléa). Du 15 février au 4 mars se tient une exposition, Pierre Bourgeade, artiste parmi ses ami(e)s artistes, depuis 30 ans, à la Galerie À l’Enseigne des Oudin. Il publie la même année No love, un livre de poésie accompagné de photographies de Marie L. (les Librairies entre les lignes) et Au jour dit, un recueil de poèmes avec des illustrations de Joël Leick (Zéro-l’infini) Pierre Bourgeade signe trois romans pour la seule année 2001 : L’Éternel mirage (Tristram), Gab save the Di (Baleine, coll. « le Poulpe »),un roman où il fait resusciter la princesse Lady Di ; et En avant les singes ! (Gallimard, coll. « Série noire »), un roman noir qui joue avec les archétypes et les ressorts du genre, sorte de fable sur la véritable place du sexe. Du 21 février au 22 mars 2002, une exposition collective intitulée L’Heur mort a lieu à la Galerie À l’Enseigne des Oudin. À cette occasion, la galerie édite deux ouvrages illustrés de Pierre Bourgeade : l’un sur Pierre Molinier (Visite à Pierre Molinier), l’autre sur Sade (Sage sale Sade). Bourgeade publie en outre, la même année, un livre de poésie L’ABC de la peinture, avec des lithographies de Marco del Re (Maeght). Cette année, il est nommé membre du jury du Prix Sade. En janvier 2003, Pierre Bourgeade fait paraître simultanément trois ouvrages. Un double livre aux Éd. Tristram : Les Boxeurs, un recueil de nouvelles qui décrit le milieu de la boxe et L’Horloge, roman d’un réalisme fantastique. Et L’Objet humain, un livre d’entretiens avec ses éditeurs de Tristram où il témoigne de son amour inconditionnel de la littérature (Gallimard, coll. « L’Infini »). Pour Atlantica, il s’associe à nouveau à la photographe Claude Alexandre, le temps d’un livre de poèmes : Le Sang du toro. Pour l’année 2004, Pierre Bourgeade publie deux romans Les Comédiens (Tristram) et Crashville (Flammarion). Il organise une exposition, Ceux que j’M, à la Galerie À l’Enseigne des Oudin. Sa pièce, Passeport, est reprise au Festival d’Avignon-off. En 2005, présentée en compétition avec trois-cents pièces au 20th International Playwriting Festival de Croydon – festival présidé par Harold Pinter –, la pièce reçoit un Award.
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| Mise à jour 01/03/2010 |
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