REVUE DE PRESSE
DES DERNIÈRES PARUTIONS
« Avec sa logique de catalogue détraqué, Éloge des fétichistes, tissé d'extases et d'immondices, a une puissance incantatoire très particulière. Il nous précipite page après page comme dans un puits à pic qui plonge au fond de l'écriture, "torrent d'obscénités" et "source intérieure, qui ne se tarira qu'avec la mort". » Didier PÉRON, Libération, 20 août 2009, n° 8795, p. 18.
« Le Diable et Éloge des fétichistes se lisent avec grand plaisir tellement on y retrouve l'ironie subtile et la qualité d'écriture d'un Pierre Bourgeade qui a toujours ce don de capter les mouvements du temps. Avec légèreté et allégresse [...] Dans Le Diable, Bourgeade, avec l'air le plus sérieux du monde, s'amuse de la gravité des événements. Qui tient le fil de tout ça, Dieu, le diable ? Plus sûrement lui, l'écrivain, seul maître à bord, qui sourit toujours dans son roman explosif. » André ROLLIN, « La bombe et la côte de boeuf », Le Canard enchaîné, 26 août 2009, n° 4635, p. 6.
« Dans Éloge des fétichistes, livre à l'humour discret mais souvent mordant, à mi-chemin de l'autobiographie et de l'essai, où s'entremêlent réflexions, souvenirs et anecdotes, Pierre Bourgeade dresse une topographie du fétichisme, à travers ses lieux, ses pratiques, ses usages... Pierre Bourgeade se raconte à travers différentes pratiques. Sont conviés à ce festin des sens certains de ceux (figures tutélaires ou complices) qui composaient la galaxie Bourgeade [...]. Ce livre dessine le portrait pudique d'un homme plus complexe qu'il n'y paraît, profondément humain dans son ambivalence entre le bien et le mal, le sacré et le profane, qui reviennent comme des leitmotive dans son oeuvre. » Cédric ROGNON, « Pierre Bourgeade, l'érotisme et la mort », Art press, sept. 2009, n° 359, p. 65.
« Dans Le Diable, Bourgeade décrit des personnages touchants, pris dans le jeu des passions amoureuses, spirituelles et politiques, démontrant l'intrication des vies avec les événements de l'Histoire. Tout le texte tend vers une fin paroxystique, avec un art consommé de la chute. » Jean-Marie DAVID, Page des libraires, septembre 2009, n° 131, p. 21.
« Roman désepéré d'un monde à l'agonie, Le Diable, s'inscrit dans la veine du sublime Ramatuelle paru en 2007. On y retrouve le même classicisme, le même style blanc et la même mécanique implacable du récit. Le roman se fait tragédie, et les personnages qui s'y croisent sont à l'image des héros antiques marqués par le sceau du destin... Pierre Bourgeade nous prouve une fois encore quel formidable raconteur d'histoire il fut. » Cédric ROGNON, « Pierre Bourgeade, l'érotisme et la mort », Art press, sept. 2009, n° 359, p. 65.
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| Art press n° 359 (sept. 2009) |
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| Les Refusés n° 11 (décembre 2009) |
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| ÉLOGES
« Les femmes en tant que telles, vues non par une féministe... mais par un homme, un écrivain qui aurait lu Apollinaire, André Breton et Georges Bataille ? un poète, le mot est laché, et qui sent fortement le soufre... À lire Les Immortelles, on saisit ce qu'est le don d'écrire... » Maurice NADEAU, La Quinzaine littéraire.
« Il y a trente-trois ans que nous savons Bourgeade bon écrivain. Mais il a eu un parcours plutôt désordonné : 34 livres et une dizaine d'éditeurs. Dispersé, pressé, inclassable, Bourgeade n'a pas pris le temps de se faire des amis ni le soin de creuser son trou. » François NOURISSIER, Le Point, octobre 1999.
« Pierre Bourgeade est connu comme romancier, dramaturge, surtout écrivain dont la complexion réinvente sans cesse une nouvelle scène pour donner à l'érotisme de nouveaux objectifs précaires, un abréviatif dont les pouvoirs du langage réinventent un langage libéré, si fugitif qu'il soit, s'inscrit dans de courts textes, des ébauches de romans, une histoire chaque fois fermentée par ses besoins d'hypothèses. » Alain DUVEAU. Le Mensuel littéraire et poétique, mai 2000, n° 280, p. 9.
« Pierre Bourgeade partage son inspiration entre l'érotisme et l'histoire de notre temps, qu'il coule en des fables laconiques ou dans des récits réalistes, rôde du côté du religieux, nous convie à des farces à la fois gentilles et noires. Son imagination délirante est contenue par la rapidité du récit, la sûreté du trait à cerner les gens et les paysages, l'humour et l'ironie fusent de toutes parts. » Jacqueline PIATTIER, Le Monde, 18 décembre 1987, p. 18.
« Les livres et les pièces de Pierre Bourgeade ont en commun une écriture rigoureuse et efficace, à la gloire de l'être humain, solitaire mais impliqué dans les grands tourments de la planète, toujours unique et totalement charnel. » Hugo MARSAN, Le Monde, 20 novembre 1998, p. 5.
« C'est une étrange cosmographie que dessine le travail de l'écrivain, traquant dans les constellations du désir ce "trou noir" où toute énergie, origine et fin du monde, se résout. Cela ne saurait évidemment chez lui s'écrire sans une fraîche ironie. Une langue sobre et claire, qui met à distance toute complaisance, et dont l'excellence est, quoi qu'il en soit, la meilleure raison de lire et relire son oeuvre. » Jean-Pierre SIMÉON. L'Humanité, 5 avril 1996.
« Pierre Bourgeade a tous les défauts des Béarnais : esprit de contradiction, érotomanie galopante, hédonisme rebelle, goût de l'amitié, boulimie insatiable. Il écrit comme il respire : romans scandaleux, polars libidineux, théâtre révolté, poésie en prose, scenarii expérimentaux, bizarreries diverses, en tout sa bibliographie atteint la soixantaine de livres. Pierre Bourgeade s'est imposé lentement comme un écrivain inclassable et prolifique, dont la violence et la liberté, ainsi que certains thèmes (le sexe, la mort, la guerre d'Algérie, le sado-masochisme) évoquent Georges Bataille, Robbe-Grillet ou Guyotat. Bref, Bourgeade est un grand écrivain et il serait temps que ça se sache. » Frédéric BEIGBEDER, Voici, 3 mars 2003.
RÉFÉRENCES DES HOMMAGES & ARTICLES RENDANT COMPTE DE LA DISPARITION DE PIERRE BOURGEADE
- CABANES, Claude. « Pierre Bourgeade : fin de partie ». L'Humanité, 14 mars 2009, n° 20036, p. 18, rubr. "Culture".
- CHARLES-ROUX, Edmonde. � Adieu Pierre ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- DELORIEUX, Franck. � Le trou ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- DEVÉSA, Jean-Michel. � Sur les pas d'Éros ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- COMBET, Claude. « La mort de Pierre Bourgeade ».
- Livres Hebdo [en ligne], 2009 [consulté le 13 mars 2009].
- EYCHART, François. � Un moraliste pour notre temps ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- GAILLIOT, Jean-Hubert. � L'homme le plus libre ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- ICHER, Bruno. « Bourgeade, l'adieu au graphomane ». Libération, 13 mars 2009, n° 8662, p. 32, photogr. de Pierre Bourgeade par David Balicki.
- LEMÉNAGER, Grégoire. « La Mort de Pierre Bourgeade »,
- Nouvelobs.com
- MATZNEFF, Gabriel. � Dies Irae ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- MOROSI, Marie-Christine & MÉRY-PIPOLO, Christel. « Pierre Bourgeade ». Le Point, 19 mars 2009, n° 1905, p. 32, photogr. de Pierre Bourgeade par Philippe Matsas.
- R�ROLLE, Raphaëlle. « Pierre Bourgeade, écrivain ». Le Monde, 15-16 mars 2009, n° 19949, p. 23, photogr. de Pierre Bourgeade par Ulf Andersen.
- RISTAT, Jean. � Mon ami, Pierre Bourgeade ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- ROY, Jean. « La mort d'un homme de coeur et de plume ». L'Humanité, 13 mars 2009, n° 20035, p. 21, photogr. de Pierre Bourgeade par Philippe Matsas.
- SIMÉON, Jean-Pierre. � Une précieuse rencontre ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
- WEYERGANS, François. � Les livres ne sont pas des cercueils ». Les Lettres françaises, 4 avril 2009.
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| Regard n° 82 (avril 2002) |
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